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Biography
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"La réalité en France c'est un peu comme le nuage de Tchernobyl : elle n'a pas passé la frontière".

La scène se passe en 1996 à Paris, quartier de la Bastille, dans les alentours de la galerie Météo. Au milieu de la rue, Olivier Blanckart met le feu à un bonze de papier et de scotch marron. Le flot de circulation s'interrompt jusqu'à la consumation de l'œuvre. La scène reprend une photographie célèbre prise en 1963 à Saigon en 1963 par Malcom Browne. "Cette œuvre reste emblématique de ce qui articule encore mon travail aujourd'hui, s'enthousiasme l'artiste. Il y a à sa base une photo de presse iconique, la question du religieux perverti et le rapport à la performance. Sur l'image originale, on voit clairement un autre bonze prenant une photographie. J'avais prévenu la galerie : si on vend le bonze, il sera sauvé, sinon il sera brlé. Cette dimension métaphysique de l'entropie est toujours présente. Les matériaux de mon œuvre nécessitent une conservation particulière, sinon l'œuvre disparaît".

En attendant, les sculptures de Blanckart font obstacle, mentalement et concrètement "Je fais de la photographie, de la performance, bref je suis artiste, mais je m'assume pleinement comme sculpteur avec ce que cela comporte de physique", explique-t-il. Pamphlétaire frisant parfois la paranoïa-critique, Blanckart juge son époque trop lisse pour ne pas tre froissée. Devenu le virtuose de sa propre technique, une méthode développée empiriquement en modelant papier craft et scotch, il peut désormais intervenir à grande échelle. Ses constructions sont précaires mais baroques, elles opèrent frontalement dans un effet de réception immédiat, un choc qui camoufle des élaborations théoriques complexes. "Plombier, ancien docker, autodidacte", selon ses mots, Olivier Blanckart cultive une érudition où les références surprennent. Il décrypte sous un angle théologique les images polémiques de la mort du jeune palestinien Mohamed-Al-Dura (Stairway to H., 2003) les renvoyant à la symbolique de l'échelle de Jacob ou à l'allégorie du paradis d'Allah et traque dans l'image de l'assassinat du leader socialiste japonais Asanuma (Assanuma (After Yashushi Nagao, Tokyo 1960) une résurgence du groupe du Laocoon.

Les œuvres de Blanckart matérialisent des images et donnent corps à une économie invisible mais monstrueuse. En 2005, avec "The Whore and the beast." The fear of St Virilliard (2005), Blanckart érige un transsexuel dressé sur une hydre à sept ttes. La bte piétine ordinateurs et claviers cassés. Dans cette vision d'une apocalypse rejouée en hypertexte, Divine, égérie de John Waters, Paul Virillio et Jean Baudrillard se croisent sur une scène de cabaret. La sculpture selon Blanckart réclame plus de réalité. Un temps déguisé en Guy Debord (Moi en Guy Debord, 1999), on croirait ce dernier intarissable sur les provocations irréductibles de Dada et les détournements situationnistes, mais il botte en touche en se réclamant de l'hyperréaliste contrarié Malcom Morley. Récemment, à New York, il lui a dédié une de ses œuvres, The Remix Babylon (d'après Boney M), trois GI suintant l'hémoglobine qui flottent sur un podium de discothèque.

Olivier Michelon
Olivier Blanckart biography
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